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Erosion, talweg intra-parcellaire et talweg busé
Erosion, talweg intra-parcellaire et talweg buséErosion, talweg intra-parcellaire et talweg busé

Erosion, talweg intra-parcellaire et talweg busé

Réduction des risques de ruissellements et d’érosion hydrique dans les Monts du Lyonnais. Bonnes Pratiques Agricoles pour réduire la pollution des eaux par les produits phytosanitaires.

Après les applications au champ des produits phytosanitaires les transferts hydriques des molécules de pesticides sont des processus importants de pollutions diffuses des cours d’eau et mêmes des nappes phréatiques. Le transport sous forme dissoute est majoritaire mais certaines molécules sont entrainées par les particules de terre en suspension dans l’eau. En cas d’érosion, c’est de plus une perte de sol qui intervient avec une atteinte à la fertilité de la parcelle, c’est aussi des coulées de boues sur les routes et parfois les villages, c’est également un comblement rapide des fossés et cours d’eau (frayères)

Les Monts du Lyonnais (départements du Rhône et de la Loire)

Le Sud des Monts du Lyonnais présente des sols sableux sur socle cristallin. La polyculture est de mise avec la présence d’un élevage laitier intensif et dynamique. La pression agricole (pesticides et surtout nitrates) varie toutefois selon les sous bassins versants. La présence de prairies est importante mais sur un bassin comme celui de la Coise, les 30% de terres travaillées (céréales et maïs) génèrent néanmoins une problématique pesticides, et notamment herbicides en cours d’eau. La nature des sols et les pentes parfois prononcées sont favorables aux transferts hydriques rapides, surtout en cas d’orages printaniers comme en juin 2014.

Les Monts du Lyonnais se caractérise par une faible présence de zones tampons le long des petits cours d’eau et du chevelu hydrographique : la forte pression foncière se traduit par de la présence quasi généralisée d’herbe ou de cultures en bordure de cours d’eau. Et aujourd’hui le territoire présente peu d’espaces de dilution, pour les contaminants azotés et phytosanitaires: essentiellement du bois et quelques zones humides, en ruptures de pente ou en fond de vallée. Très peu de petits affluents sont visibles y compris en talweg bien marqué en lien avec le busage parfois très anciens de petits émissaires et le captage-drainage de sources ou mouillères.

 

Voies d’amélioration :

  • En secteurs drainés (réseau enterré ou captage de mouillères), limiter les rejets directs dans le réseau hydraulique.
  • Le recours à des zones tampons humides artificielles est aussi envisageable. Ce type de dispositif de remédiation permet d’intercepter des pics de concentrations en phytosanitaires (pluies postérieures aux désherbages du maïs).
  • Le re-méandrage de cours d’eau est à mobiliser en profitant de zones les moins productives présentent sur le territoire.
  • L’installation de haies perpendiculaires sur les bourrelets de ruptures de pente est à promouvoir. Il existe en effet des « talus-marche » qui pourraient très utilement être plantés de haies et ou d’arbres de haut jets.
  • L’Agroforesterie en courbe de niveau serait aussi d’un intérêt certain dans ce type de pédo-paysage où l’alternance en bandes de cultures d’hiver et de maïs est déjà pratiquée.
  • La couverture hivernale des sols est à privilégier : piège à nitrates, protection contre l’érosion, gain en matière organique
Tag(s) : #Chroniques de territoires

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