Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

http://www.set-revue.fr/interet-des-zones-humides-pour-la-prevention-des-inondations-par-ruissellement#comment-100

Réaction à l'article de Pascal Breil, SET revue, n°26

Intérêt des zones humides pour la prévention des inondations par ruissellement ,

De la nécessité de prendre en compte une organisation paysagère adaptée des versants agricoles et pas seulement les évolutions de pratiques agricoles, pour réduire les ruissellements et écoulements rapides en tête de bassin.

Bonjour,

Par rapport aux têtes de bassin, il convient me semble-t-il d'avoir une approche vraiment globale. L'adaptation des pratiques agricoles est bien sûr une nécessité, mais cela doit s'appuyer sur la détermination d'un objectif cohérent avec les conditions pédo-climatiques des amonts hydrographiques, des pratiques agricoles (rotation, travail du sol, états de surface des sols, drainage,...), mais aussi avec l'organisation du parcellaire et de paysage. En effet les aménagements fonciers de la deuxième moitié du XX° siècle ont le plus souvent été très impactants et déstructurants pour les têtes de bassin. L'objectif a été et est encore d'agrandir les parcelles et de gagner en productivité. Les chemins de l'eau ont été rectifiés, calibrés et approfondis, accélérant d'autant la vitesse des eaux de ruissellement et amplifiant l'érosion. De nombreux versants, voir des petites régions entières, sont actuellement inadaptés dès lors que l'on désire ralentir les flux d'eau et atténuer les transferts de matières en suspensions (fines : limons et argiles) et de micro-polluants (pesticides, phosphore, bactéries,...). Un réaménagement rural serait le plus souvent nécessaire en jouant sur la complémentarité entre

- tailles parcellaires acceptables (par exemple : 200 m de long maximum, 8-10 ha)

- renforcement adapté des éléments du paysage (haies, zones enherbées, mares, etc…),

- bonne rugosité des sols et/ou capacité d’infiltration préservée,

- forte limitation des tassements.

On pourrait même envisager que les agriculteurs soient responsables, au moins moralement, des écoulements anormaux sortant des parcelles, et qui par ailleurs emportent une partie de la fertilité des sols.

Au plaisir d'en discuter, Pascal

Ton ancien voisin de bureau

BV du Bancel, Drôme, ravinement en "trop" grande parcelle : sol fragile en pente

BV du Bancel, Drôme, ravinement en "trop" grande parcelle : sol fragile en pente

BV de l'Argentelle, Drôme, Bande enherbée rivulaire

BV de l'Argentelle, Drôme, Bande enherbée rivulaire

Tag(s) : #Territoires résilients

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :